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Les voyages du Mayero

Poisson! Poisson!

Voyage 2001

Mots-clés : poisson, Grèce, Patras, Trizonia, pêche

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Branle-bas de combat: Nicolas, le spécialiste, se charge de relever la ligne de traîne. Il faut dire que personne à bord ne lui volerait ce moment de plaisir. Au début de chaque étape, inlassablement et consciencieusement, il la pose, bien que ses efforts ne soient pas souvent récompensés. Mais sa patience n’a pas de limite, même si les eaux grecques ne sont pas très poissonneuses. Toutefois, il espérait beaucoup du golfe de Patras et le nombre de petites barques de pêcheurs le long des côtes était de bonne augure. Le bougre avait raison: depuis quelques jours en effet, nous n’étions plus bredouilles et ses prises venaient régulièrement améliorer l’ordinaire du Mayéro. Mais aujourd’hui «le mieux fut l’ennemi du bien» et au bout de sa ligne, tendue plus que d’habitude, se défendait une jolie bonite. Le problème avec ce genre d’animal, c’est qu’il a tendance à se débattre. Pris dans l’euphorie, le capitaine appelé à la rescousse, en a perdu son épuisette et Nicolas trop heureux de sa prise jeta celle-ci dans le fond du cockpit. Entre le moment où il fallut effectuer les manoeuvres pour récupérer l’épuisette et celui où nous pûmes nous occuper du poisson, les coussins des coffres et l’anti dérapant étaient tachés de sang. Tout l’équipage fut donc réquisitionné pour nettoyer le bateau. Et ce ne fut pas une mince affaire. Tous les poissons de la famille du thon ont cette fâcheuse habitude de perdre leur sang lors de leur capture et c’est assez spectaculaire quand ils se débattent si violemment , car il y en a partout. On dit même que les pêcheurs qui les attrapent dans les madragues éprouvent un plaisir sauvage à la vue de l’eau rougie lors de la mise à mort de leurs prises. (Matenza). Malgré tout, en ce qui nous concerne, le repas était assuré, au grand dam de Marion qui aurait préféré un petit tour à la taverne de Trizonia. Mais il parait que la spécialité de l’île est le poulpe braisé. Et Marion n’aime ni la bonite ni le poulpe…

Chantal et Jean Marie

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