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Les voyages du Mayero

Les ancres se chevauchent

Voyage 2004

Mots-clés : ancre, Grèce, Ionienne (mer), manœuvre

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La manœuvre consiste donc à mouiller par l’avant et à culer pour poser ses amarres sur des anneaux à terre. La plupart des bateaux modernes sont conçus pour marcher en arrière sans difficulté. Ce qui n’est pas le cas du Mayéro. Évidemment, il est préférable

  • de repérer l’ancre du voisin
  • de se munir d’une défense volante et d’une gaffe pour parer à toute éventualité
  • d’avoir soigneusement lové ses bouts pour les lancer sur le quai à des mains amies (ce qui est relativement fréquent) ou d’approcher le voilier suffisamment près pour qu’un équipier puisse sauter
  • de bien coordonner la descente de l’ancre avec la manœuvre au moteur.

Le capitaine du Mayéro, sérieux et respectueux des autres bateaux est toujours stressé pour effectuer ces arrivées complexes. Mais généralement cela se passe plutôt bien. Ce comportement responsable hélas, n’est pas celui de la majorité des équipages : amarres mal préparées et posées n’importe où et n’importe comment y compris sur celles du voisin; défenses mal disposées, marche arrière aléatoire; passage en force entre les bateaux, chocs et appuis sur les filières… Le lendemain matin après la beuverie du soir de ces iconoclastes, le départ peut s’avèrer sportif quand il s’agit de relever les ancres. Cela génère parfois des engueulades mémorables. L’équipage du Mayéro reste zen et son capitaine, qui n’aime pas ce genre d’embrouilles et de cafouillages, préfère ignorer superbement ces mauvais marins en s’éclipsant discrètement dans son bateau. Au risque, bien sûr , qu’un de ces malotrus vienne abimer sa peinture ou détendre ses filières.

Chantal et Jean-Marie

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