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Les voyages du Mayero

Les petites bêtes

Voyage 2000

Mots-clés : nuisibles, Grèce

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LES GUÊPES D’ABORD.

Dans certaines îles grecques, elles sont légion. Georges sur Aqua Domus s’était fait une spécialité de débarrasser une crique à Paxos de toutes ces bestioles qu’il considérait comme une atteinte à sa tranquillité personnelle.

Il avait installé des pièges autour de son cockpit, et, un livre dans une main et une tapette dans l’autre, l’air de rien il attendait placidement l’insecte. Dès que l’un d’entre eux avait le malheur de se présenter, il l’exécutait d’un geste sûr. Il comptait consciencieusement le nombre de ses victimes et nous annonçait régulièrement le score atteint.

Mais tel le tonneau des Danaïdes, la tâche n’avait pas de fin et le vol incessant de ces petites bêtes ne s’arrêtait pas. Pire, l’une d’entre elles avait même eu l’audace de le piquer sur la partie charnue de son individu… A bord, nous nous contentons de les chasser à l’aide de deux tapettes et si elles insistent trop, nous les bombardons d’insecticide.

Tout de même, nous avons bien conscience que, vu des autres bateaux, nos grandes gesticulations pour nous en débarrasser peuvent paraître désordonnées et certains pensent sans doute que nous sommes tous atteints de la danse de Saint-Guy. En fait, il y a peu de chance qu’il aient le temps de nous observer, car eux-mêmes ont fort à faire pour se garder de cet inconvénient.

PLUS INQUIETANTS SONT LES FRELONS

Les frelonsQuand un des membres de l’équipage annonce «Attention frelon», alors tous suspendent leur activité en cours et personne ne rigole. Comme ils sont attirés par les odeurs de poisson, nous nous précipitons pour laver à grande eau le pont et le cockpit si une activité pêche est en cours, tout en gardant le maximum de distance avec ces monstres qui ont la fâcheuse habitude d’appeler des copains à la rescousse.

PLUS ENERVANTES SONT LES MOUCHES

Dessin de mouchequi par temps chaud (ce qui n’est pas rare en Méditerranée) piquent sans préavis . Elles s’immiscent partout et il ne sert à rien de les chasser,elles reviennent toujours. Seul, Nicolas, rapide comme l’éclair, arrive à les attraper. D’ailleurs, c’est un de ses jeux favoris.

Heureusement elles n’aiment pas le vent et se reposent la nuit. Mais à l’occasion de certaines escales, j’en ai vu des myriades s’agglutiner dans le cockpit dès qu’on allumait les lampes. Pour éviter l’invasion du petit matin, le capitaine se lève le premier pour passer un petit coup d’insecticide et permettre à l’équipage de prolonger son repos. Invariablement aux premiers petits «pfuitt» de la bombe, le signal est donné et par réflexe tous tirent les draps pour couvrir au maximum leurs corps encore endormis;

PLUS INSIDIEUX LES MOUSTIQUES.

Dessin de moustiqueGénéralement, ils se développent près des villages et des villes mais ils peuvent élire domicile dans le bateau si les fonds ne sont pas régulièrement nettoyés. Ni la tapette, ni l’insecticide classique (dont les effets sont surtout désagréables pour les humains) n’y peuvent grand chose: il faut bien aérer.

Il existe bien toutes sortes de techniques inventées par les marchands pour s’en protéger:

  • essence de géranium essentiellement pour parfumer l’atmosphère
  • bougie à la citronnelle pour mettre le feu au bateau dans un coup de gîte
  • diffuseur à pile dispensant de façon continue un produit insecticide à l’effet psychologique garanti.
  • lampe bleue, très jolie la nuit au mouillage mais peu efficace et dévoreuse d’énergie
  • spirale à la citronnelle à faire se consumer sur un support spécial mais dont la durée de vie ne couvre pas la nuit!
  • lotion à badigeonner sur le corps à l’odeur assez désagréable (gare aux zones oubliées!)
  • moustiquaire peu adaptée aux formes des couchettes et qui laisse inévitablement passer les intrus …Etc…Etc…

Bref la méthode la plus sûre serait encore de rester immobile, de se couvrir entièrement d’un drap , mais du coup, finie la vie de couple et interdit de se retourner ou simplement de bouger la nuit…

Malgré tout des équipages refusant le fatalisme en la matière fourbissent leurs armes durant l’hiver. Pour preuve: le bateau Stellina qui pour s’en défendre, a trouvé la parade. Tous les hublots sont doublés de tulle solide imprégné d’insect-écran. A l’entrée un panneau protecteur, ouvrant, permet de maintenir l’intérieur du voilier isolé.

Nous aussi, grâce à un voyage au Québec où ce genre de problème empoisonne nos cousins francophones depuis longtemps, nous avons trouvé dans des magasins spécialisés toutes sortes de produits pas trop chers pour vivre en paix. Nous en avions fait grande provision, on ne sait jamais!

Quoiqu’il en soit, il n’y pas de solution miracle et ces minuscules prédateurs nous prennent toujours en défaut. Pendant longtemps encore nous serons réveillés par ce petit son aigü qui tournicote régulièrement autour de nos têtes mais dont l’arrêt brusque signifie généralement que l’un d’entre-nous est en train de passer à la casserole…

Jean-Marie

Araignée

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