Menu
Les voyages du Mayero

Départ et mise en route un peu stressants… mais tout s’arrange rapidement!

Voyage 2000

Mots-clés : moteur, mouillage, Grèce, Ionienne (mer), Méganisi, Stellina, armement hivernage, prévéza

Je souhaite être informé(e) de vos prochaines publications

Je souhaite être informé(e) de vos prochaines publications :

Cette adresse restera entre nous, nous n'en ferons bien entendu aucun usage commercial.

Sans les voiles donc, nous nous engageons pour traverser le chenal de Prévéza sur la route des ferries. Le moteur, révisé cet hiver, nous lâche au gré du vent et des courants et refuse de redémarrer.

Vite, vite nous appelons le chantier à la VHF, qui à ce moment-là n’est pas à l’écoute; en toute hâte nous fixons l’étai volant et préparons une voile; à tout hasard, nouvel essai à la VHF: cette fois est la bonne et en trois mots anglais, j’explique notre situation, qui n’est pas très fameuse… les ferries et autres bateaux nous frôlent(!) et manifestent leur mécontentement à coups de sirène répétés.

Nous voyons alors arriver à bord le mécano du chantier sur une petite embarcation à moteur… Comme nous dérivons près de côte, nous mettons l’ancre juste avant d’aborder quelques voiliers sagement amarrés sur des bouées. Le mécano découvre rapidement la source de la panne! rupture du tuyau d’arrivée de fioul, provoquée sans aucun doute par un pied malencontreux du sus-nommé pendant les travaux d’hiver. La réparation est assez rapide malgré un aller-retour au chantier, mais la moitié du réservoir s’est déversée dans les fonds (soit 80 litres).

Arrivés enfin à quai nous rebranchons les différents tuyaux de pompes qui ont été montés n’importe comment par le spécialiste déjà cité (ou un de ses aides patentés). Nous découvrons alors que le silencieux en inox est percé. Après «dépose» et plusieurs tentatives infructueuses nous arrivons à le faire braser et à colmater les dernières fuites avec de la soudure époxy à froid. Moralité de cette petite histoire qui s’est plutôt bien terminée: nous aurions du monter les voiles avant de rejoindre le port, même si cette mini traversée ne devait être qu’une simple formalité . J’aurais du me rappeler le vieil adage marin: «trop fort n’a jamais manqué», autrement dit trois précautions valent mieux qu’une, on ne sait jamais.

Il est enfin temps de penser à l’avitaillement: nous le faisons au sac à dos et bon sang qu’il fait chaud!

Ouf nous sommes prêts et le 5ème jour nous rejoignons Nidri où les amis nous attendent depuis 48 heures. Belles retrouvailles et premier mouillage dans «Tranquil Bay» où, divine surprise, il n’y a pas trop de monde! Nous avions rendez-vous avec un fabriquant inox pour la pose du nouveau portique mais l’oiseau s’est envolé pour une semaine.

À Méganisi nous retrouvons notre petit paradis, avec le renard et la petite plage toute proche. Les cigales créent l’ambiance; nous posons le nouveau filet sans trop de succès mais le poisson grec «sur pêché» est méfiant. Nico part plonger avec son copain Christophe mais le fusil grec acquis récemment n’est pas à la hauteur des espérances du plongeur.

Nous terminons les petits travaux pour accueillir les filles dans les meilleures conditions et réduire la liste des travaux à effectuer déjà fort longue. La balade sous les oliviers, quoiqu’assez raide pour les organismes, permet de rejoindre le petit village de pêcheurs dans une baie toute proche. Nous complétons notre réserve de bord par des vivres frais et respectons le petit rendez-vous téléphonique quotidien avec nos équipières encore en France: petit moment de plaisir intense.

Jean-Marie

Il n'y a pas encore de commentaire, mais laissez le vôtre !

« »