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Les voyages du Mayero

Petit matelot deviendra grand

Voyage 2001

Mots-clés : capitaine, matelot, Italie, Sicile

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Le capitaine dormait… Après une longue traversée, le jeune mousse de bord et son copain Clément en avaient profité pour découvrir le littoral à la nage. Mais entre temps, le vent s’était levé progressivement et les deux aventuriers , un peu inquiets, étaient revenus en vue du Mayéro. Bien leur en prit: celui-ci dérapait et le capitaine, une fois n’est pas coutume dormait toujours! Se rendant compte du danger que courait le fier voilier, ils rejoignirent l’échelle en quelques brassées efficaces et donnèrent l’alerte. Il était temps, le bateau n’était plus qu’à quelques mètres des rochers agressifs. Un démarrage express au moteur avait évité le pire. Intronisé le soir même «matelot de première classe», le petit bonhomme n’allait pas en rester là.

Le matelot a grandi…

Et quelques années plus tard, c’est merveille de le voir plonger pour aller vérifier la bonne tenue de l’ancre, la repositionner si besoin, la relever plusieurs fois de suite au guindeau manuel si les fonds sont de mauvaise tenue; de le voir porter une glène à terre pour embosser le Mayéro dans une petite crique; de sauter sur le quai pour poser les amarres et réussir du premier coup les noeuds adéquats; de retenir le bateau avant qu’il ne vienne râper sa peinture sur les aspérités toujours agressives des installations portuaires; d’appareiller seul au petit matin , après avoir fait route et vérifié les documents nautiques pour éviter les pièges de la navigation; de monter la voile, la régler, prendre les ris si besoin, lancer la voile papillon alors que tout porte à la flemmardise, de ne pas rechigner à passer l’anti fouling avant la mise à l’eau et à plonger dans le cambouis pour changer le silencieux du moteur; à maintenir une bonne ambiance à bord , malgré les orages inévitables, les coups de barre, les coups de chaud, les coups de froid, les coups de blues; à utiliser son temps libre pour approfondir les techniques de navigation; à lire les notices des instruments; à s’expérimenter au point sextant… etc… etc… etc…

A-t-il l’étoffe d’un capitaine?

Est-ce pour autant un matelot parfait? A-t-il l’étoffe d’un capitaine? En d’autres mots: saura-t-il mener sa barque sans encombres? Cela se pourrait bien… Encore lui faudra-t-il se mettre en situation et ne pas oublier quelques données de base:

  • Connaître le temps de cuisson des pommes de terre.
  • Trouver le chemin des commerçants et lutter contre son aversion de la marche à pied pour alimenter la réserve de vivres frais du bord
  • ouvrir «les Glénans» pour affirmer sa technique de voileux et ne pas confondre voilier et bateau moteur, des fois que le moulin tombe en panne.
  • Ne pas croire qu’étant jeune, beau et fort, il ne peut avoir besoin d’utiliser la pharmacie du bord.
  • Ne pas penser qu’en installant le carré en sofa arabe, le moteur décidera de se faire oublier en ronronnant de façon définitive.
  • Ne pas considérer que l’alcool de citron doive se boire comme du coca.
  • Être conscient qu’un bon coup d’oeil sur l’horizon depuis le cockpit, peut donner quelques informations complémentaires à la lecture des instruments électroniques.

Chantal et Jean Marie.

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