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Les voyages du Mayero

Mouillages siciliens

Voyage 1999

Mots-clés : Italie, Sicile, mouillage

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Paisibles journées au mouillage

Depuis quatre jours, nous sommes bloqués au mouillage à cause du mauvais temps, du genre de mouillage qui ne me dérange pas du tout… Je me lève vers 8 heures pour ouvrir un bouquin ( en ce moment “l’histoire universelle des chiffres” de Georges Ifrah que je vous conseille). Ensuite le petit déjeuner avalé, je me mets à travailler (scolairement parlant) jusqu’au moment où, vers midi, une bonne odeur de cuisine me sort de mes études. Relecture et ensuite j’enfile ma combinaison de plongée, ferme ma ceinture plombée , chausse mes palmes, prépare le fusil et la bouée, prend mon masque et mon tuba et… plouf! je dis bonjour au monde sous marin. Pas d’arbres ni de fleurs mais des fôrets de posidonies (algues qui constituent le poumon de la Méditerranée) et des “clairières” de sable entre les rochers et la vase . Mais ma fonction oblige; je dois ramener du poisson pour le bord . Je me mets à la recherche de quelques beaux spécimens qui voudraient bien se laisser attraper. Dans ma longue quête j’aperçois et contemple dans tous les sens pour m’amadouer, quelques sevrans-chevrettes, ébahis par ma présence, il faut bien le dire. Puis un rouget qui déguste quelques vers qu’il a débusqués grâce à ses barbichettes; un labre vert le regarde avec envie en cherchant le moyen de lui voler quelque proie.Marion dans l'annexe J’essaie alors de l’atteindre avec mon fusil mais sans doute n’y crois-je pas assez, et il s’enfuit vers des endroits meilleurs! J’aperçois ensuite une vieille curieuse de tout ce remue ménage, mais forte de ses expériences passées, elle se réfugie dans un herbier compact aussitôt qu’elle me voit. Plusieurs crénilabres qui observent la scène ont l’air de passer un bon moment et se tordent de rire! Je me retourne et en assassine deux, je n’aime pas les hypocrites! “La machine de guerre” est en marche et je cherche d’autres proies. Un rouget se présente, alors plus de rouget! Puis c’est le tour d’un crénilabre. Cela suffit pour aujourd’hui: il commence d’ailleurs à faire froid. Je rentre au bateau pour continuer la journée. Nicolas Mayéro dessiné par Marion

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