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Les voyages du Mayero

Les marchands ambulants

Voyage 2001

Mots-clés : avitaillement, Grèce, Ionienne (mer)

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Cette adresse restera entre nous, nous n'en ferons bien entendu aucun usage commercial.

C’est une excellente manière de regarnir les paniers de vivres frais du bord, car les légumes proposés sont généralement bon marché et de très bonne qualité. Nous avions déjà apprécié ce type de service en Sicile, mais les tricycles à moteur étaient plutôt sédentaires et assez discrets dans leurs déplacements. Dans les grandes îles Ioniennes, à l’instar de ce qui se passe le long du littoral continental, chaque village est régulièrement visité par des marchands ambulants qui se déplacent en camionnette ou en petit camion. La transaction s’effectue dans une ambiance bonenfant et les petits cadeaux sur la pesée sont la règle. Le vendeur de légumes au visage buriné et brûlé par le soleil, ressemble souvent au maraîcher qui propose sa production.

L’équipage est attentif au moindre signe…

Fort de son observation et de son expérience, l’équipage du Mayéro est attentif au moindre signe annonçant le passage d’un de ces aimables commerçants. Sitôt le boniment amplifié par le haut-parleur entendu, les jumelles sont de sortie pour repérer le véhicule. Si celui-ci déborde de matelas, de tapis et de bidons plastiques, ce n’est pas pour nous! Sinon, branle-bas de combat, les sous, le sac à dos, vite… les chaussures… le chapeau… et hop dans l’annexe pour rejoindre la terre ferme le plus rapidement possible.

Trois scénarii possibles!

Alors là, trois scénarii possibles;

  • a) La vigie de bord a eu du nez, elle a bien transmis l’information à l’avitaillement; ce dernier a été efficace et rapide dans sa manoeuvre… Et tout se passe bien. Il revient chargé, heureux d’avoir rempli sa mission et d’avoir passé un bon moment avec les autochtones.
  • b) Deuxième cas: l’équipage toujours aussi rapide et efficace tombe sur un camion chargé de bric-à-brac tout à fait inutile pour le bateau; malgré le sourire du marchand auquel nous voudrions bien faire plaisir, nous ne pouvons quand même pas nous encombrer de casseroles, de cafetières, lampes, coussins même si la femme du capitaine se laisserait bien aller de temps en temps!
  • c) Troisième cas: l’équipage, peut-être un peu lent et quelque peu maladroit dans sa démarche, voit la camionnette chargée de tous ses espoirs repartir trop vite, ou n’arrive pas à repérer l’endroit de la transaction possible car le chaland local s’est fait rare ou l’oiseau s’est envolé entre temps!

Nous préférons la course à l’échalote…

Malgré ces déboires éventuels, nous continuons à préférer ce type de «course à l’échalote», plutôt que de nous fournir en légumes dans les «super-markets». Mais il faudrait connaître un minimum de mots grecs pour éviter les montées en fièvre infructueuses. Nous avons bon espoir: Marion fait des progrès importants dans ce domaine.

Chantal et Jean Marie

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