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Les voyages du Mayero

I comme Interdits

Voyage 2003

Mots-clés : bagage, vie à bord

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Cette adresse restera entre nous, nous n'en ferons bien entendu aucun usage commercial.

D’autres ont des coutumes étranges: il n’est pas possible sous peine de malheur de parler de lapin ni d’embarquer quelque mets que ce soit qui intègre la viande de cet animal. Il parait que cette aversion pour ces deux oreilles vient du temps de la marine à voile. Leur présence à bord pouvait, semble t’il, avoir des conséquences désastreuses : quand ils s’échappaient, ils grignotaient le bois et pouvaient de ce fait mettre en péril le navire.

Il y a quelques années, un bateau de Saint Vaast la Hougue qui avait failli à cet usage, avait coulé dans les deux jours… Mais il existe bien d’autres superstitions. certains marins n’embarqueraient jamais sur un bateau vert ; d’autres refusent absolument de partir à la pleine lune ou un vendredi…

Sur la Mayero nous ne nous occupons pas de ces sornettes, jusqu’à preuve du contraire, touchons du bois. Par contre il existe quelques interdits qui s’ils sont transgressés peuvent tournebouler les sangs du capitaine. Ainsi par exemple:

  • l’emploi de certaines locutions comme “je ne l’ai pas fait exprès” ou “ce n’est pas de ma faute” quand on vient de perdre un objet en mer, de boucher les WC ou qu’on a raté un noeud ou un lancer d’amarres…
  • certains sujets de conversation, comme la date du retour, les profs, la rentrée scolaire, le boulot…
  • un dépassement de bagages perso (plus de deux sacs , plus de trois paires de chaussures..) ou l’utilisation d’une valise ou d’un sac rigide inlogeable à bord…

Bien sûr toute règle est faite pour être détournée ou transgressée: certains membres d’équipage s’y entendent, à commencer par la femme du capitaine, qui, une fois est même arrivée avec un sac si monumental qu’elle ne pouvait pas le porter!

D’autres profitent des escales pour enrichir leur garde robe sans éliminer quoi que ce soit ou stockent des effets dans des caches plus ou moins secrètes avant de partir, en espérant bien les retrouver l’année suivante.

De toute façon, le capitaine n’est pas dupe. Mais il vieillit et accepte de plus en plus les dérapages : on trouve même à bord des bols en céramique et des verres à thé qui ne sont pas en plastique.

Comme quoi personne n’est parfait et tout arrive à qui sait attendre!

Chantal et Jean-Marie

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