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Les voyages du Mayero

C'est décidé: direction les Sporades

Voyage 2014

Mots-clés : Poros, recettes

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Plutôt moyen comme début de traversée de la Saronique… Alors que toutes les prévisions météo donnaient du vent de sud ! Sapristoche de cornebouc !!! Secoués comme des pruniers avec un mauvais cap, nous prenons notre mal en patience. Puis petit à petit le vent adonne et miracle nous pouvons régler au près bon plein dans la bonne direction. Nous conserverons cette allure jusqu’à destination. C’est heureux car nous avons le rail des cargos à passer et il vaut mieux être manœuvrant dans ces cas là. En fait nous n’aurons pas à nous dérouter pour eux cette fois là , malgré le trafic toujours important vers le Pyrée. Nous devrons juste laisser la priorité à un voilier en arrivant dans le sud de l’Attique. Évidemment, la brise tournera sud , une fois arrivés en fin d’après midi. Nous avons choisi Anavissou, car il possède un des seuls mouillages protégés de tous les vents . Nous sommes loin du bruit et mis à part quelques pêcheurs à pied et quelques propriétaires venus vérifier leurs embarcations, le coin est désert. Derrière notre presqu’île, nous sommes bien peinards et les vagues venues du large ne rentrent pas dans l’anse . Oui mais, car il y a un mais… l’abri n’est guère protégé de la houle de sud est. Et la nuit venue palsembleu, elle décide de changer de direction ! Alors là les petits amis ça balance, ça roule bord sur bord mais le bercement est bien trop fort pour nous endormir. Et ce n’est même pas en rythme avec la musique jouée au loin dans la colline par un orchestre très amateur. Le matin pour tout arranger le ciel est très bas , voire blême et menaçant. La mine défaite, les membres de l’équipage réduisent leurs échanges au strict minimum, le café coule à flots . Forts de l’expérience que nous avions eu l’an passé dans les mêmes conditions où le cap Sounion s’était révélé plutôt très désagréable, nous décidons alors de le doubler avant que la brise ne forcisse et n’arrange pas l’état de la mer. Tant pis nous ferons du bourrin. Très ballottés jusqu’au cap, nous retrouvons ensuite dans le chenal de Macronisos une mer plus calme. Nous attendons maintenant les vents portants, mais ils tardent à venir. Nous aurions bien voulu remonter vers Porto Rafti avec les voiles en ciseaux. Nous avons été relativement bien traités en passant le cap, nous ne pouvions pas tout avoir…
A Poros nous avions fait une belle escale technique , nécessaire après les deux premières étapes pendant lesquelles nous avions pu noter toutes les améliorations à apporter , en particulier à la nouvelle grand voile : changement de certaines bosses de ris, et des points de tire sur la bôme, réfection totale du lazy jack qui datait de plus de 10 ans , et le renouvellement du feu de mouillage solaire, le marquage de l’annexe à reprendre.. Etc… Poros c’est d’abord notre shipchandler préféré, Spiros avec lequel les liens professionnels ont depuis longtemps fait place à une relation plus amicale. Cet homme a toujours le sourire, il fait mille choses à la fois. Sa boutique est un bric à brac extraordinaire mais bien sûr il retrouve toujours tout. Comme il arrive en retard, son employé qui ne connait que les mots « ten minutes » en anglais, répond aux clients qui demande son patron par oral ou par voie téléphonique : « Spiros, ten minutes… » . C’est donc tout naturellement que nous l’avons affublé du surnom « mister Ten Minutes… » . Il en rit beaucoup et le raconte à tout le monde en se bidonnant. Spiros s’arrange toujours pour dénicher rapidement la pièce manquante, la peinture hollandaise introuvable et en plus il propose toujours des solutions inédites. Ses remises sont impressionnantes,nous avons toujours des petits cadeaux, mais il vaut mieux alors payer en liquide. Il est capable de faire des dizaines de km pour venir dépanner, du moins avec nous ..Cette année, il est fier de nous montrer les photos de sa dernière passion:la réfection d’une pinasse de pêcheur des années 50 de 5 mètres de long. C’est sa femme qui gère l’opération et la mise à l’eau est prévue pour cet été.
Et puis cette année à Poros, , nous avons partagé le mouillage avec Jacques. Jacques la science qui nous donne toujours d’excellents conseils dans plein de domaines mais qui est surtout un fin gourmet. Il était venu nous voir à Vivari et nous avons navigué de conserve avec lui C’est vraiment un grand moment d’avoir l’honneur d’être reçu à son carré ; ses plats , pour la plupart d’origine provençale sont parfaits. Ses vins délicieux et servis dans des vrais verres. Il faut l’avoir vu choisir ses fruits et ses légumes sur le marché de Nauplie pour comprendre tout de suite que rien n’est laissé au hasard et qu’il ne faut pas rigoler avec ce sujet. L’an passé nous avions découvert son ragoût de poulpe(*) . Coup de chance cette année, deux pêcheurs, que nous avions aidés , nous ont donné un joli poulpe juste avant l’arrivée de Jacques. Signe du destin sans doute. Le cuisinier a encore frappé et ce fût un délice. Il faut souligner que nombreuses préparations sont élaborées à son domicile en bocaux (tomates séchées à l’huile d’olive ; anchoïade…). Comme nous avons eu droit à plusieurs spécialités, nous vous donnons en primeur quelques recettes de ce diable d’homme dont les qualités ne se bornent pas aux activités culinaires, ce qui est toujours indispensable pour bien réussir un bon dîner. Les nourritures de l’esprit sont aussi essentielles dans la réussite d’un tel moment.
(*)La recette figure dans un des billets du blog en 2013 si cela vous intéresse

MERCI JACQUES POUR CES BONS MOMENTS PASSES ENSEMBLE

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