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Les voyages du Mayero

A la recherche du temps perdu.

Voyage 2001

Mots-clés : chantier, Grèce, Levkas, Vliko, bateaux amis

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Cette adresse restera entre nous, nous n'en ferons bien entendu aucun usage commercial.

Nous décidons donc d’aller le visiter, car nous avons cette année la ferme intention de laisser notre Mayéro dans un cadre sympa afin qu’il ne nous fasse pas trop payer à notre retour, ce qu’il pourrait considérer comme un abandon. Une grille entrouverte, quelques aboiements féroces pour nous accueillir, un ramassis de bateaux plus ou moins entretenus, ça sent l’atmosphère surannée et clochardisée des navigateurs post-soixante-huitards qui n’ont pas réussi à se sortir du cannabis et des petites fleurs.

L’équipage n’est pas emballé!

Le propriétaire n’est pas là, c’est un gros hollandais dans une énorme caïque à sec qui fait l’article. Il parle anglais, grec et même français, mais il refuse de comprendre les mesures en «pieds». Pour laisser mes coordonnées, il m’invite à monter à bord. L’échelle est raide et très aléatoire. Après avoir évité un chien hargneux aux babines retroussées, je rejoins l’homme , qui ne peut se déplacer sans l’aide d’une canne, et qui a l’air définitivement assis sur un fauteuil, dans une immense cabine assez cra-cra. Il me vante l’ambiance typiquement grecque du chantier: beaucoup de bla-bla autour du thé ou du café, ce qui fait que les travaux avancent doucement. Mais ce n’est pas grave, on n’est pas pressé. C’est l’artisanat d’abord: le père, aidé de son fils assez simplet, ne recherche pas l’argent. Pour rentrer son bateau, il faut déjà plaire au patron, et s’intégrer dans le petit village où tout le monde s’entraide… D’ailleurs, pourquoi ai-je l’idée de travailler toute l’année? Je ferais mieux de vivre sur mon bateau comme lui!!! Bref, j’avais bien compris que l’interlocuteur faisait partie du sésame pour rentrer dans cette communauté!… Pas désagréable a priori, mais le côté par trop convivial de l’affaire et l’aspect bricolo font réfléchir l’équipage!

D’un extrême à l’autre!

Deuxième visite: «La marina la plus moderne de Méditerranée, la plus écologiste, la plus intégrée au paysage» est en train de se construire. Elle fait des prix d’appel qui paraissent intéressants. Deux jeunes nanas tout sourire, ne savent plus quoi faire pour s’occuper de nous: elles refont trois fois le calcul du tarif à appliquer, sortent des prospectus bien léchés en français et impressionnent fortement le joli coeur du Mayéro. Il y aura piscine, chambres d’accueil, tous les services à proximité, l’aéroport pas loin. C’est l’avenir… Mais le chantier est loin d’être terminé, les 50% de réduction ne concernent que les 5 derniers mois de l’année 2001, ensuite c’est le coup de bambou. Il y a bien une offre promotionnelle pour 5 ans à 10.000 Euros, mais tant pis pour les beaux yeux des jolies filles de la marina-office, nous décidons rapidement que ce lieu «enchanteur» n’est pas vraiment fait pour nous.

Il reste encore une piste…

Il nous reste encore une piste à Vliko… Vliko c’est sans doute le port d’où Ulysse avait armé sa flotte pour rejoindre Troie. Une grande baie protégée où il est possible de mouiller partout. Un bon électricien, un bon mécanicien, un artisan fabriquant des pièces inox, un petit village sympa, un bourg touristique proche où il est possible de trouver tous les services et l’avitaillement. Seuls problèmes: c’est loin de l’aéroport et nous ne connaissons pas ces chantiers, seront-ils à la hauteur de nos espérances? Nous entrons dans un chantier naval bois classique qui poursuit ses activités de construction de caïques, et qui a développé parallèlement l’accueil de bateaux de plaisance pour l’hivernage.

Les premières impressions sont bonnes!

Mayéro sur cales dans un chantier traditionnelC’est Maria qui nous accueille avec un grand sourire. D’emblée elle nous cueille des figues bien mûres et nous laisse le temps de déguster; elle crée ainsi un climat de confiance et de sympathie. La décision de l’équipage est quasiment prise. Surtout que la proposition est claire, il n’y a pas de discussion stérile sur des détails sordides, tout s’arrange. Il suffit de se serrer la main pour faire le contrat sans même laisser une avance d’argent. Les papiers à remplir sont réduits à l’extrême. Dans le bureau où nous avons été introduits, les murs sont chargés de photos, d’ objets souvenirs et de dessins donnés par les propriétaires qui ont été heureux de laisser leur bateau à cet endroit.

Le plan d’organisation du chantier nous apprend qu’il existe déjà un autre «Mayéro», italien. Les voiliers sont disposés en rang d’oignons selon l’ordre des sorties pour l’année suivante. Il faudra donc bien anticiper la date de la prochaine mise à l’eau. Ouf! Nous voilà réconciliés avec un vrai chantier naval dans une ambiance grecque sympathique qui respecte notre besoin de sentir notre «Mayéro» en sécurité et entouré de bons copains pour qu’il ne s’ennuie pas trop pendant notre absence.

Chantal et Jean-Marie.

N.B. Mayéro est bien sorti. Il semble se plaire à cet endroit…

Le bateau de RenéRené a construit son 3ème bateau en alu, dans des conditions un peu particulières , dans son jardin, sur les bords de la Dordogne. C’est son «chant du cygne» dit-il. Avec son accent rocailleux il nous a expliqué avec humour ses nombreuses aventures (notamment l’achat aux Domaines d’une barge en bois de 50 tonnes avec une grue antédiluvienne pour le mettre à l’eau, avec creusement d’un chenal d’accès…) Il a navigué quelques jours en notre compagnie. Un grand article lui a été consacré dans Loisirs Nautiques.

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