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Les voyages du Mayero

la préparation

Voyage 1999

Mots-clés : armement hivernage

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Trois semaines pour préparer un bateau peut paraitre un peu excessif, sauf à considérer que le fait de s’approprier un voilier fait déjà partie du voyage. Cinquante trois coffres à inventorier, des centaines d’articles à classer, à ranger dans des boites adéquates, en fonction de leur fréquence d’utilisation, de l’accessibilité et de la répartition des charges est une gageure! Mais c’est aussi un enjeu formidable et c’est l’assurance de pouvoir faire face rapidement à toutes sortes de situations difficiles.Tous les membres de notre petit équipage ont participé activement à cette phase indispensable. Ainsi chacun d’entre nous pouvait dès lors facilement trouver le pinceau, l’aiguille à voile, l’huile, le café, l’injecteur de rechange pour le moteur, la clef six pans, le stylo, le harnais, les pavillons… Mais il serait bien réducteur de limiter ce temps essentiel à la seule réorganisation générale du bateau: une liste impressionnante de plusieurs pages de travaux urgents nous attendait. Le Mayéro est une vieille dame anglaise de 23 ans et il n’est pas facile de l’entretenir à deux mille kms de distance. Il nous fallait par exemple revoir le circuit électrique, poser le nouveau frigo, sortir et caréner la coque, inspecter les vannes, poser un bimini, installer une troisième batterie, graisser la transmission, réparer les pompes de cale, faire vérifier le canot de survie, etc… etc… Tout ceci supposait de nombreuses démarches, des courses auprès du quincailler marin local et des petits boutiquiers locaux qui heureusement en Tunisie sont ouverts très tôt le matin et très tard le soir. Il a fallu pour réussir cette étape délicate: opiniâtreté , vigilance et rigueur, car il est facile de se détourner de l’objet de son travail, les amis et le climat ambiant ne prédisposant pas en effet à le faire aboutir au plus vite. S’approprier un bateau demande des années. Bien sûr la plupart des équipages partent avec des voiliers qu’ils ne connaissent pas bien; mais leur confiance exagérée peut leur jouer des tours. Sans compter qu’ils se privent du plaisir de résoudre toutes sortes de problèmes! Ainsi certains bateaux fourmillent d’idées; leurs propriétaires à force d’observations et de réflexions ont réussi à dépasser toutes sortes de petits désagréments qui empoisonnent la vie du marin et c’est un régal que de prendre son temps à découvrir ces mille et unes petites astuces qui permettent à chacun de transformer son bateau en une petite merveille et d’être lui aussi le vecteur de nouvelles propositions. La vie en bateau est un perpétuel échange, conscient ou inconscient, avec l’environnement. . Jean.Marie

Le salon bleu!

l’anniversaire

Je ne voulais pas partir de Tunisie avant mon anniversaire. Car c’est la première fois que je le souhaite en Tunisie. J’ai eu un anniversaire à rallonge. Cela a commencé dimanche: Salah nous a invités dans sa maison, c’est la plus haute de Bizerte, c’est un palais. Il a trois salons : un qui est jaune, l’autre bleu et le 3ème rose. Le bleu est pour les amis et le deuxième rose est pour les affaires. Nous avons fêté mon anniversaire dans le bleu. Le mardi 11, Salah, qui nous avait invité le soir au restaurant, nous a donné du poisson qu’on appelle en arabe: pacle et en français: pagre. Mais j’ai sauté une étape ce matin: les parents m’ont offert les contes des Mille et Une Nuits. Reprenons: le restaurant était fermé spécialement pour nous et Jellilah était très belle. Ensuite Salah, sa femme, Abir le fils sont venus dans le bateau. Marion

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