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Les voyages du Mayero

A Vivari, je suis Poséidon.

Voyage 2015

Mots-clés : Grèce, Nauplie, vie locale

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Poséidon est un dieu puissant qui a dessiné la Grèce. Il faut assumer cette appellation et du coup accepter de mes interlocuteurs de parler uniquement en grec… J’y suis quelque peu habitué car les autochtones s’adressent souvent à moi dans cette langue. C’est dire que je me sens grec… et donc européen ! Nous sommes bien dans ce pays. OK, les habitants de cette contrée oublient trop souvent de payer leurs taxes et trimballent , pour beaucoup des liasses impressionnantes de billets dans leurs poches. Beaucoup réclament davantage des pouvoirs publics mais refusent de payer des impôts . Ils sont un peu schizophrènes dans leur rapport à l’Etat ; ils sont capables de regarder les affrontements de leurs politiques pendant des heures comme au spectacle et discuter au caféneion autant comme autant avec passion de politique, mais quand la crise est venue, les plus avertis déclaraient ne pas se sentir concernés car c’était seulement un problème de leur gouvernement… C’était et c’est encore le système grec. La crise n’a pas frappé les plus riches mais ceux qui avaient les revenus les plus visibles… Et quand Christos, notre ami flûtiste professionnel s’est retrouvé au chômage il y a 3 ans suite à la crise , nous l’avons vu continuer à s’exercer tous les jours. Comme si les décisions de supprimer son orchestre national de la radio publique n’avait pas de prise sur son art. C’était faux bien sûr ! Et sa femme, qui assurait avec son salaire bien amputé la charge de la famille, qui devait chaque jour effectuer des heures de transport en commun, suite à la restructuration de son entreprise, qui le soutenait moralement avec patience, était de plus en plus marquée par cette épreuve. Surprise vendredi soir à Nauplie : dans le cadre de l’ouverture du 24ème festival de musique classique, George nous invite au concert public de l’orchestre symphonique de la radio reconstitué. Nous sommes accueillis par un Christos heureux et nous passons une soirée formidable sur la place vénitienne de cette ville : Mozart, Rossini, Verdi, Fauré et Borodine… Un chœur magnifique… Une réelle émotion… Un public enchanté … Comment croire que la Grèce ne fasse pas partie intégrante de l’Europe ! Au delà du bras de fer actuel entre Tsipras et les représentants des organismes européens et mondiaux, nous espérons vraiment que l’Europe devienne réellement fédérale, politique et sociale.
Comme dit notre amie Algyro ce vendredi soir  « Je ne sais pas où nous allons, mais ce soir je sais où nous sommes ! »

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