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Les voyages du Mayero

Le bus à Ithaque

Voyage 2004

Mots-clés : Grèce, Ionienne (mer), Ithaque

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7 ou 8 km à pied pour rejoindre Frikes, le port d’atterrissage présumé d’Ulysse, après son grand périple autour de la Méditerranée. Nous ne sommes pas partis très tôt mais des nuages inespérés ont atténué de temps en temps l’ardeur du soleil. Et délice suprême, une petite brise matinale a séché les vêtements trempés de sueur. L’arrivée en surplomb du port est sympathique. Mais nous nous rendons vite compte que le but de la balade est ailleurs… Nous prenons le temps de découvrir l’arrière pays. Puis de retour au bourg, nous commandons un café grec , à l’ombre des eucalyptus. Alors que nous sirotons notre petit remontant , nous entendons le klaxon caractéristique d’un bus local, celui qui visiblement se rend à l’endroit où est amarré le Mayéro. Ni une , ni deux, je confie à Chantal le soin de signaler au chauffeur notre intention de monter à bord de son véhicule. Je me précipite pour payer nos consommations à l’intérieur au tenancier. Il m’apprend que le prochain car passera le lendemain à la même heure. Je m’active encore plus , s’il en était possible, pour rejoindre ma dulcinée qui doit déjà être confortablement installée dans notre prochain moyen de transport. Mais surprise, sur la terrasse , ma compagne bien aimée est toujours assise là ou je l’avais laissée.Rando au pays d'Ulysse Je m’étonne.“Nous venons à peine de nous poser, me déclare-t-elle , avec un charmant sourire…”Tant pis ou tant mieux: au retour nous prenons le “foot-pass” assez raide mais à la vue imprenable. Nous admirons les cigales, les gros lézards, les papillons multicolores qui se posent sur les câpriers et les caroubiers. La petite route peu fréquentée est rejointe. Le soleil est de plomb. Puis après avoir échangé longuement avec deux vieilles dames très accueillantes, nous leur empruntons leur banc pour une petite pause. Ensuite c’est un escalier interminable, pavé de mauvaises intentions, glissant à souhait et parsemé d’embûches sous forme de petits cailloux et de feuilles à peine sèches. Enfin la berge! Presque sans réfléchir le plongeon s’impose et le bain pour détendre les muscles fatigués et se laver de la sueur et de la poussière mélangée qui empêche la peau de respirer normalement. Quel bonheur d’être dans l’eau! A ce moment là , je n’ai plus dans la bouche le goût amer laissé par l’image du bus qui disparaît derrière la colline

Chantal et Jean-Marie

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